Non, l’électrique ne se contente pas de conquérir le marché grand public avec des petites citadines devenues abordables. Le segment luxe (voir grand luxe) s’invite lui aussi dans la transition. Et si planait jusqu’ici une idée persistante selon laquelle le prestige des automobiles aux moteurs vrombissants se conjuguerait mal avec le silence de l’électrique, 2026 devrait nettement changer la donne. La preuve en trois modèles venus de trois constructeurs mythiques.
Ferrari : Un événement électrique planétaire
Oui, vous avez bien lu ! La première Ferrari électrique (nommée sobrement Elettrica) est attendue pour 2026, Et si l’on sait encore peu de choses, une question centrale s’est immédiatement posée chez les afficionados : peut‑on rester Ferrari sans moteur thermique ? À cela, la marque italienne semble avoir répondu avec certes moins de rugissement, mais plus de maîtrise technologique, et une mise en scène de la nouveauté vue non comme une concession faite à l’époque, mais comme une véritable démonstration : celle d’une excellence capable de changer de carburant sans changer de statut ! Reste à connaître le prix. Selon certains experts, il devrait s’établir (pour le tarif de départ) au‑dessus des… 500 000 €.
Bentley : Un SUV urbain pour un luxe quotidien
Alors que le coupé Spectre de Rolls Royce a été lancé en 2023 et que la firme britannique annonce une autre V.E. pour bientôt (la Cullinan électrique), le premier modèle entièrement électrique de son concurrent Bentley devrait être présenté au cours de l’année 2026 pour une commercialisation reportée en 2027. Il est d’ores et déjà décrit comme un « SUV urbain de luxe », c’est-à-dire entièrement pensé pour les centres‑villes et les nouvelles habitudes de mobilité. D’ailleurs, le constructeur en a profité pour réajuster sa trajectoire vers le tout électrique à l’horizon 2035. Sans pour autant communiquer sur le tarif de ce première modèle sans émission.
Alpine A390 : Une familiale sportive… et électrisante !
Certes, elle est un peu plus abordable que les deux précédents futurs modèles qu’on vient de citer, Alpine vient tout juste de sortir sa première Sport Fastback familiale 100% électrique, l‘A390. Une A110 à cinq places en vérité, pourvue de trois moteurs et d’une autonomie de 555 km. Conçue sur la même plateforme que la Renault Scenic, l’A390 n’est pas vraiment la première électrique de la marque premium française, puisqu’elle a été précédée en 2025 d’une inédite A290. Pour autant, sa sortie constitue un véritable événement. Disponible à la commande depuis novembre dernier, comptez au minimum 67 500 €.
Un lourd pari pour les constructeurs, mais aussi pour la transition vers l’électrique
Dans tous les cas, le pari est lourd pour ces trois constructeurs emblématiques du grand luxe. Toute la question (pour les amateurs, au moins) sera de savoir si ces trois mythes automobiles sauront fabriquer des voitures électriques… qui resteront des Ferrari, des Bentley et des Alpine. Car une chose est sûre : l’hyper premium (plus que n’importe quel autre segment) n’a pas droit à l’approximation. À cela, une raison au moins : sa clientèle attend non seulement une exécution parfaite, mais aussi une autonomie cohérente, une recharge à la hauteur, et bien sûr un récit crédible. Un pari pour la transition vers l’électrique dans son ensemble, également. Car si ces lancements se transforment en succès, alors c’est tout le marché de l’électrique qui cessera définitivement d’être associé (chez les réfractaires ou chez ceux qui hésitent encore !) à une contrainte obligée !